Et si vous developpiez vos projets autour d’un Commun ?

Licence CC-BY-SA sur cet articleLe 18 novembre, à Lille, s’est déroulée la journée phare des Roumics 2014 sur le sujet des biens communs autour de conférences, ateliers et divers temps d’échanges. 4 questions ont dirigé la rédaction de cet article pour y apporter des réponses :

  • Bien commun ou Commun ou Commun libre, de quoi parlons-nous réellement ?
  • Pourquoi les personnes contribuent à un Commun ?
  • Des idées de modèles économiques et financiers pour supporter le développement d’un Commun et ses contributeurs ?
  • Comment commencer son projet comme un bien commun ?

Co-fondateur et contributeur sur Eccone, il m’était impossible de passer à côté des Roumics et vous faire un compte rendu. Je vous livre donc une note de synthèse qui j’espère vous éclairera sur des sentiers à emprunter pour vos projets… en biens communs 🙂

La conférence du matin s’est déroulée avec la présence de Bernard Stiegler, Michel Briand et Michel Bauwens, trois personnalités contribuant par leurs actions et engagement au développement de Communs. Simon Sarrazin, Emmanuel Vandamme et Amandine Piron ont animé les discussions. J’ai essayé de traduire le plus fidèlement possible leurs idées et propos ainsi que mes échanges avec certains participants tout en y apportant mon regard et ma pratique. Toutes mes excuses par avance si mon filtre personnel est passé par là, il ne tient qu’à vous de me corriger 🙂
Si vous cherchez un compte rendu exhaustif de cette journée et plus particulièrement la conférence du matin, veuillez prendre le chemin du pad.

Essayons de comprendre le Bien Commun

Définition

La conférence a démarré par une introduction sur les communs avant de donner la parole aux personnalités invitées. C’est à cette occasion que Simon Sarrazin a posé une définition claire sur ce qu’est un Commun :

Photo par Laurent Chedanne - Licence CC-BY-SA

Photo par Laurent Chedanne – Licence CC-BY-SA

Un commun est une ressource mise en partage au sein d’une communauté qui se donne des règles et une gouvernance pour la gérer et la protéger

Mais pourquoi parlons-nous d’un Commun plutôt que de Bien commun ?
Ce choix est purement linguistique et culturel. Le mot « bien »  renvoie trop fortement à un objet concret alors que des méthodes ou des organisations peuvent aussi être un Commun.

Dans cette définition, il faut bien comprendre que c’est la communauté qui se donne une gouvernance et des règles. Chacun est usager-contributeur du commun et plus couramment appelé Commoner. Il apparait donc que les entreprises sous forme de coopérative (scoop) ou d’association sont celles incarnant au plus près cette communauté.

Le commun libre

Le Commun peut-être une ressource libre, appelée un Commun libre

Les quatre libertés fondamentales du libre (usage, étude, copie, amélioration) ne sont pas présentes en soi dans une définition du commun en tant que ressource partagée + communauté + règles. En effet, puisque la communauté détermine ses propres règles de gestion du commun, elle peut choisir d’y restreindre l’accès.
Par Mélanie Gabard (Unisson)

Un commun libre serait donc un commun appliquant le copyleft.

Qui est le Commoner et que recherche-t-il ?

Pendant la conférence, Simon Sarrazin a parlé d’individuation et de capacitation pour poser une question à Bernard Stiegler. Sur le moment, je vous avouerais n’avoir strictement rien compris à la question. Puis au fur et à mesure des échanges, j’ai un peu saisi les choses.

Recherche n°1 : la capacitation

Selon Wiktionnary, la capacitation a pour définition en sociologie :

Capacitation = Prise en charge de l’individu par lui-même, de sa destinée économique, professionnelle, familiale et sociale, ou processus qui la permet

Mais quel est le lien avec Commoner, celui qui contribue à un Commun ?

Bernard Stiegler soutient l’hypothèse que l’automatisation par la technologie peut-être, dans certain cas, très toxique car diminuant les possibilités de capacitation des individus (possibilités de se prendre en charge soi-même) même si en apparence elles fournissent une capacité plus accessible pour tous.

Nous pouvons prendre l’exemple cité dans la conférence : l’outil de traduction de Google, qui n’est pas un Commun. Je vais essayer de reproduire le raisonnement que j’en ai tiré.

Pour être mise en place, cet outil fonctionne en compilant des traductions existantes pour y rechercher à l’intérieur des expressions proches de la phrase à traduire. Conséquence : peu de linguistes travaille à Google (voire aucun selon M. Stiegler). A cela s’ajoute :

  • une non rétribution des linguistes effectuant les traductions servant de base à la machine ;
  • un non apprentissage de la langue par une utilisation accrue de cette machine ;
  • la généralisation de la machine dans les usages ;

Alors les linguistes traduiront de moins en moins de textes par manque de revenus.

Que va-t-il se passer ?
La machine ne sera plus alimentée en traduction nouvelle pourtant nécessaire car la langue est une discipline vivante, elle évolue dans le temps. A un moment donné, les personnes ayant besoin d’une maîtrise de la langue pour se prendre en charge par elles-mêmes se verront en moindre capacité de le faire.
Le pouvoir de capacitation de ces individus aura donc diminué. La machine est vouée à être obsolète.

Imaginons cette machine à traduire dans le cadre d’un Commun.
Nous avons un commun : cette machine. Nous avons une communauté de contributeurs (informaticiens, linguistes, …). Nous avons des règles permettant à des activités marchandes d’utiliser le commun et ainsi de financer sa gestion et développement. Les linguistes volontaires s’inscrivent dans la communauté pour abonder la machine de traductions qu’ils font naturellement quotidiennement (en traduisant un livre ou wikipedia par exemple). En retour ils bénéficient d’un revenu issu d’une exploitation marchande du Commun par des tiers (exploitation soumise à des règles fixées par la communauté aussi). Ce revenu, tout en fournissant un nouveau moyen de capacitation à tous, maintient et développe celle de ceux y oeuvrant. C’est ce que nous pouvons appeler des externalités positives.

Je tiens à préciser que nous pouvons aborder la question sans partir d’un exemple connoté négativement. Plus il y aura de ressources partagées auprès desquelles contribuer tout en tirant un bénéfice, plus les individus disposeront de moyens pour se prendre en charge par eux-mêmes.

Rechercher n°2 : l’individuation

La définition Wikipidia d’individuation est très claire :

L’individuation est le processus de “distinction d’un individu des autres de la même espèce ou du groupe, de la société dont il fait partie”.

Dans la conférence, la définition a été simplifiée en expliquant que l’individuation est le processus offrant le sentiment d’exister.
Le Commun se développe au travers d’une communauté dont le Commoner fait partie et dans laquelle il est reconnu. Développer un Commun est donc un moteur puissant et participant au processus.

Contribuer à un Commun et les utiliser sont alors des leviers pour se faire soi-même et faire soi-même. Je vous invite à visionner une conférence TEDx évoquant ce sujet du pouvoir d’agir par soi-même : Très humain plutôt que transhumain par Alain Damasio

Revenons à des choses simples : la famille

Vous n’êtes pas obligé de réaliser de grandes choses ou innover pour vous inscrire dans une démarche de Commun. Fonder une famille en fait partie. Le Commun étant la famille. La Communauté étant ses membres. Elle se fixe des règles et une gouvernance pour la gérer. Elle peut proposer à d’autres personnes d’utiliser ce Commun, par exemple en invitant à partager un temps familial à Noël, fournisseur de sourires.

Quelles sont les pistes pour rétribuer les contributeurs ?

Posons-nous une question simple : si tout le monde se met à contribuer librement à des Communs dans un monde fonctionnant uniquement autour de Communs (ce qui est déjà le cas avec l’eau, l’air, les forêts, mais apparemment il y a eu une privatisation… ceci est un autre débat) : comment chacun dispose d’un revenu pour vivre et se prendre en charge lui-même ?

Je vais vous décevoir : la réponse parfaite n’existe pas. Mais des pistes sont en cours d’exploration un peu partout dans le monde !
C’est ce que nous allons essayer d’aborder sans chercher à être exhaustif en me limitant aux sujets abordés dans la conférence.

Deux formes de revenus ont été discutées mais j’ai eu un peu de mal à distinguer à quelle forme appartenait telle idée/concept. Dans tous les cas, opter pour un modèle de revenu plutôt qu’un autre n’a pas de sens. Tous les revenus sont bons, tant qu’ils restent cohérents et n’altèrent pas l’essence du projet.

La logique passionnée du contributeur
Tout d’abord il faut noter que le revenu est très souvent à posteriori d’une contribution. C’est à dire qu’il survient potentiellement après la contribution. Ceci s’explique par une logique passionnée dans laquelle le contributeur est. Il se pose moins la question de la rémunération au début, il suit juste une motivation personnelle, une passion, une envie.

Contribution libre et revenu libre

Une première idée est de permettre aux bénéficiaires du commun d’abonder régulièrement un compte (financier) dans lequel chaque contributeur peut piocher. C’est à la communauté de fixer ses règles d’accès au compte. Certaines communautés n’ont pas de règles car elles s’appuient sur une auto-régulation, d’autres préfèrent mettre des gardes fous pour éviter l’accaparement par une poignée de contributeurs.

En résumé, la communauté s’auto-organise, chacun est libre de prendre une initiative, de contribuer là où il le souhaite puis d’exiger un revenu en ayant connaissance de la trésorerie réelle. Ceci est aujourd’hui possible technique grâce à Gratipay et de nombreux projets l’utilisent déjà. Par exemple l’équipe Drupal reçoit 265$ / semaine et vous pouvez voir combien chaque membre décide de s’octroyer. La régle d’accès est simple : le dernier membre ajouté à l’équipe est le premier à fixer son revenu hebdomadaire sans pour autant dépasser le double de la semaine précédente.

Voici un exemple illustré de rémunération d’un collectif sur un commun libre (création de Simon Sarrazin – Unisson)

Nous pouvons faire un parallèle avec les AMAP où chaque bénéficiaire verse régulièrement toute l’année une somme pour permettre à un agriculteur de produire. En retour la personne bénéficie de plus ou moins de légumes en fonction des saisons. Le bénéficiaire peut aussi contribuer en aidant sur des chantiers le producteur.

Activité marchande autour du Commun

C’est aujourd’hui le modèle le plus courant : un groupe de personnes monte une activité marchande utilisant le Commun. Il s’oblige ensuite de reverser une partie de cette activité à la communauté gestionnaire du Commun. Si la communauté a mis en place une logique comme celle proposée par Gratipay, l’activité marchande peut verser régulièrement cette participation. Ou alors le faire sous forme d’un don annuel après consolidation des comptes.

Michel Bauwens a cité l’exemple de la coopérative intégrale catalane pour l’illustrer. Vous pouvez consulter celle de Toulouse pour mieux comprendre. Dans ce modèle, le Commun, la Communauté et l’activité marchande sont dans la même structure. C’est intégré.

Ce n’est cependant pas une obligation car comme le montre ce schéma réalisé pour les Roumics, diverses articulations sont possibles :

Graphique COMMUNS RoumicsLa mise en oeuvre de cette logique peut être renforcée par une Licence à réciprocité renforcée afin de protéger le Commun, et évoqué par Michel Bauwens… mais elle n’existe pas encore, elle est à créer 🙁

Cette licence forcerait la réciprocité dans l’usage du Commun :

  • Contribuer pour en bénéficier
  • Payer si l’on ne souhaite pas contribuer

Petit à petit, vous mélangez tout çà, vous remuez et hop ! Vous pouvez tendre vers un revenu à priori sur les contributions décidées au préalable et collectivement. Des outils comme Loomio peuvent aider à cela.

Cependant elles ne doivent pas prendre complètement le pas sur les contributions libres et volontaires sous peine de nuire à la dynamique créative de la communauté et à la motivation. Des espaces de liberté sont toujours nécessaires.

Enfin il existe bien d’autres façon de générer un revenu pour les contributeurs : les adhésions financières des bénéficiaires à une structure associative, le recours aux fondations, le don (crowdfunding inclus), … Vous avez l’embarras des choix, la clé étant de faire ceux appropriés au degré de maturité du projet mais aussi de la communauté.

Un petit aparté sur l’Open Value Accounting

Lors d’une discussion un participant m’a partagé une information importante : les contributeurs « timides » auront du mal à s’imposer dans le modèle Gratipay car ils n’oseront pas fixer leur revenu hebdomadaire ou alors ils vont sous-évaluer leur plus-value.

Nous en sommes arrivés à la conclusion qu’il faudrait peut-être évaluer la plus value d’une contribution avant qu’elle est lieu pour ensuite répartir les apports financiers selon une clé de répartition basée sur la valeur générée.

J’ai tout de suite fait le lien avec les agilistes de la méthode Scrum puisque que toutes les fonctionnalités d’un logiciel sont évaluées selon cet angle avant de décider le démarrage de leur développement. Dans un projet, il y a deux ans, nous avions mis en pratique cette approche sur toutes les tâches à faire avec une évaluation de la valeur faite selon une prise de décision par la non objection.

Il m’a alors invité à m’intéresser à l’Open Value Accounting car ce serait à peu près cette approche. Chose que je vous invite aussi à faire 🙂 (et si au passage quelqu’un veut traduire le texte… sans google bien sûr :-))

Démarrer son projet comme un Commun

C’est simple : il suffit de commencer en expérimentant avec les meilleures intentions du monde. Il n’y a pas de solutions toutes faites (encore une fois). C’est la communauté qui trouvera la solution car vous êtes la solution.

Vous n’êtes pas plus avancé n’est-ce pas ? Alors voici de quoi vous inspirer.

Michel Briand a donné une partie de la réponse lorsqu’il a parlé du démarrage de la plateforme collaborative a-brest atteignant aujourd’hui près de 2000 visiteurs / jour. Ce résultat a été obtenu par la contribution de chacun en essayant de générer des externalité positives pour tous. Ils sont partie d’une page blanche puis se sont auto-organisés tout en s’auto-organisant en permanence à chaque palier franchi.

Un autre intervenant (désolé je ne sais plus qui) a évoqué un principe de base : le Commun ne peut se réaliser sans mobilisation de la motivation personnelle des Commoners.

Enfin, il faut une idée, un défi pour démarrer, un besoin à combler pour catalyser les motivations.

Les ingrédients réunis, que vous soyez seul ou déjà à plusieurs, vous allez démarrer un premier cycle de réalisation du Commun. J’aime particulièrement ce cycle, générateur d’innovation sociale :

Comment générer de l'innovation sociale Schéma traduit et adapté par Laurent Chedanne et Sylvain Lebosquain, créé à l’origine par un panel de designers.

Il ne peut y avoir de développement des Communs sans innovation sociale aujourd’hui (l’inverse n’étant pas forcément vrai).

En conclusion : vous n’avez donc qu’à démarrer… Vous me direz : mais comment, avec qui ? quels sont les outils pour s’auto-organiser ? S’organiser seul, c’est plutôt facile. A plusieurs, vous trouverez toujours une personne légitime pour vous y aider.

J’ai d’autres pistes pour vous, plus immédiates et concrètes… 😉 Solidées et Eccone dont je peux vous parler car j’y contribue déjà. Vous en trouverez bien d’autres en cherchant un peu.

Solidées et Eccone dans un rôle clé

Je ne vous cache pas la joie ressentie pendant ces Roumics où nombre de projets dans lesquels je contribue fortement, trouvent de plus en plus de sens avec l’émergence de ce mouvement autour des Communs.

L’un de ces projets, maintenant association bien pérenne, est Solidées. Elle développe depuis plus de 3 ans des rencontres créatives où toute la place est donnée à chacun pour exprimer ses besoins, envies et/ou motivations personnelles. C’est par la rencontre avec les autres et sur cette base que vous identifierez progressivement votre défi et vos potentiels soutiens. Créer un tel espace et l’animer ne s’invente pas et nous sommes justement en train de réfléchir à la meilleure façon d’intégrer la démarche des Communs pour diffuser ces pratiques.
Pour vous il n’y a qu’un pas à faire : nous rejoindre à Toulouse et pourquoi pas à Bayonne ou Grenoble où déjà deux membres fondateurs sont présents.

L’autre projet est bien entendu Eccone qui se définit depuis le début comme un espace de création commune d’outils numériques, outils devant être des Communs. Pendant un an, nous avons expérimenté trois façons pour essayer de faire émerger des projets. Un est en cours : la Framajauge. Cette journée des Roumics vient d’ouvrir sous un nouvel angle la suite à donner pour Eccone.

Rappel des références dans l’article et autres informations utiles

En attendant de voir l’ensemble des points abordés se développer et se généraliser, vous pouvez déjà expérimenter Gratipay en soutenant :

Et les Roumics sur HelloAsso !

N’hésitez pas à laisser vos commentaires pour me corriger, compléter, … L’article en version remixable est ici

15 discussions

  1. Quand la logique des communeurs s’évadera de sa logique métaphysique
    Le marché le salaire n’a pas toujours existé.Avec l’informatique c’est une révolution -dans tous les sens du terme- qui s’accomplit ce n’est plus la possession de biens enveloppe archaïque qui va déterminer l’avenir mais la connaissance fruit social-
    Au lieu de bâtir des systèmes -gratyprêt exet…ne pouvez vous vous servir de ceux fonctionnant déjà dans l’ESS par ex SCIC et lutter pour la gratuité des services publics et en étendre la principe à tous les droits acquis?( logement, transport, …)restreignant ainsi le marché et lutter pour un état qui a ce but et sa propre extinction
    vos constructions servent elles à ceux qui souffrent qui sont niés en tant qu’être humain ? Telle est la seule question

    1. Bonjour Lauro.
      Merci pour ton commentaire. Ces questions/remarques ont été posées pendant la conférence et cela me permet de donner un peu plus de précisions car il était impossible de tout aborder en un seul article.
      L’ESS a des réponses comme les SCIC mais je ne les connais pas suffisamment pour en parler. Pendant les échanges de cette journée aux Roumics, des personnes ont parlé de leur projet dont le format SCIC a été choisi pour gérer le Commun. Cependant, je ne crois pas que cela réponde complètement au problème de la rétribution des contributeurs qui sont souvent en dehors de la SCIC.
      Sur la question de “l’enveloppe”, l’article précise bien que le terme “bien” a été supprimé pour parler de Commun afin de plus facilement intégrer le savoir.
      Enfin je t’invite, si tu es sur Toulouse à participer à un apéro co-créatif Solidées, où nous apportons une grande attention à prendre en compte chacun plutôt que le nier.
      Michel Briand lors de la conférence a été interrogé sur une question proche : celle de toucher les personnes sur des territoires en difficulté sociale (banlieux, …). Je ne peux parler que de ce à quoi je participe et Solidées essaye en répondant par exemple bénévolement à l’appel du collectif d’habitants Silicon Deniers (quartier 7 deniers à Toulouse) et nous en avons vu des personnes en grande difficulté.
      C’est un long chemin à parcourir… Cependant je ne crois pas que ce soit la seule question 🙂

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